Pour stocker 70 litres d'hydrogène dans une voiture, vous avez plusieurs solutions
des nanotubes de carbone (coût 5,5 millions de $)
des alliages de métaux (coût 30 000 $)
Des scientifiques de l'Université du Delaware ont trouvé une solution simple à un coût raisonnable de 200$, des fibres carbonisées de plumes de poules !
Deux projets, un américain et un japonais travaillent de manière différente sur ce sujet.
Le projet américain, limite science-fiction , mais qui est dans les cartons depuis les années 1960, est en train de prendre forme: il s'agit de mettre des panneaux solaires dans l'espace et d'envoyer l'électricité générée sur terre.
La compagnie californienne "Pacific Gas and Electric Company", qui dessert San Francisco et le nord de la Californie, a signé un accord avec une startup qui prétend avoir trouvé une façon d'utiliser l'énergie à partir de l'espace.
La startup en question Solaren Corp, basée à Manhattan Beach, en Californie, a pour l'instant un site web très... sobre. Elle a été créée par un ancien ingénieur en aéronautique, et des personnes, ayant de 20 à 45 ans d'expérience dans les domaines de l'aéronautique et de l'espace.
D'après l'accord, Solaren va fournir 850 gigawatt heures la première année de l'accord (2016), et 1700 GWh la dernière année.
Ils comptent avoir un projet pilote pour le début de l'été 2009.
Si vous avez de l'argent à placer, Solaren recherche actuellement des investisseurs pour lever des "milliards" of dollars pour son business plan, a dit Gary Spirnak, PDG of Solaren...
Il y a de nombreux avantages à avoir des panneaux solaires dans l'espace,
Contrairement à la terre avec ses alternances de jour et de nuit, et avec des nuages gênants, le soleil dans l'espace est pratiquement constant - à part quelques jours aux équinoxes de printemps et d'automne. Cela signifie que des panneaux solaires basés dans l'espace pourraient potentiellement produire une quantité stable d'électricité.
La lumière du soleil sur des panneaux solaires à 200 miles (320 kms) dans l'espace serait 10 fois plus puissante que la lumière sur Terre filtrée par l'atmosphère. Le satellite convertirait ensuite l'energie en ondes radio et les enverrait sur une station de réception sur Terre.
Un projet hors normes, très original, démarré en décembre 2008, et qui ne se rapproche de rien de connu en matière de récupération d'énergie des vagues.
La compagnie irlandaise Jospa travaille sur un projet étonnant.
Leur récupérateur d'énergie des vagues est un curieux assemblage de tubes, dans lesquels l'eau et l'air circulent.
Selon cette compagnie, les avantages de leur Irish Tube Compressor sont :
des coûts de maintenance faibles
basé sur des tubes ou des tuyaux, l'impact de la corrosion et du milieu martin est réduit
un investissement initial plus faible (€ ou $ par kW installé)
une meilleure réponse aux vagues de taille variable, une meilleure disponibilité
des coûts de production plus bas
une meilleure résistance dans l'eau de mer
un retour sur investissement plus rapide
Comme vous pouvez le lire dans leur blog à la réponse à ma question, quelques explication que j'ai essayé de traduire
"Un soufflet alimente les portions d'air et d'eau vers les tubes. Nous ne pensions pas le faire de cette manière, mais c'est une manière simple d'expliquer le principe dans une animation.
Comme vous pouvez lire dans notre blog, nous avons testé la colonne d'eau oscillante et des électrovannes pour alimenter les tubes en eau et en air. Avec des tubes de diamètre interne de 50mm, nous craignions que nos dimensions dépassent de la zone éfficace de l'invention (par exemple que trop d'énergie ne soit perdue à cause des turbulences en fonction du diamètre)mais cela n'a pas été le cas.
Finalement, nous espérons travailler en mer avec des tubes de diamètre de 1000 à 1200mm et des longueurs jusqu'à 500m afin d'obtenir des puissances importantes."
Je souhaite bonne chance à ce projet jeune et très novateur.
L'université de Delft, en Hollande, a un projet novateur pour récupérer l'énergie éolienne.
Il s'inspire un peu de l'hélicodyne, dont j'avais déjà parlé, car il y a beaucoup de vent à des hautes altitudes, comme 10 000 m, et aussi des éoliennes d'altitude de la société Magenn.
Ils pensent pouvoir développer 100 MW avec ce genre de kite.
Les auteurs de ce projet m'ont indiqué:
"We have done a demonstration in 2007 where we powered a rock concert. Currently we are scaling up the system and redesigning the controls. We hope to have a 20kW system by the end of 2009. We then aim to place the system on a ship (a 25-meter yacht) to produce energy on board, store the energy in batteries and propell the ship using an electric motor. This way, it is possible to sail straight into the wind. We work together with the harbor of Rotterdam on this project and we hope to have a demonstrator by the end of 2010. "
Que l'on peut traduire par:
" Nous avons fait une démo en 2007, quand nous avons alimenté en électricité un concert de rock. Actuellement nous essayons de changer d'échelle et nous retravaillons les contrôles. Nous espérons avoir pour la fin de 2009 un système développant 20 KW. Dans ce cas nous installerons ce système sur un bateau (un yacht de 25 mètres) pour produire de l'énergie à bord, stocker l'énergie dans des batteries et propulser le bateau en utilisant un moteur électrique. De cette manière, il est possible de naviguer directement dans le vent. Nous travaillons avec le port de Rotterdam sur ce projet et espérons avoir un démonstrateur pour la fin de 2010."
En Suède, le "Centre for Renewable Electric Energy Conversion at Uppsala" travaille sur un projet de récupération de l'énergie des mouvements lents des vagues, à Lysekil.
Leur objectif à long terme est de fournir à la Suède environ 10TWh d'électricité par an, soit ce que fournissent 10 à 12 centrales nucléaires. Ils reconnaissent que la Norvège proche, par la qualité et la quantité de ses vagues, pourrait en avoir 10 fois plus...
Le projet a débuté en 2004 et a l'autorisation de continuer jusqu'à fin 2013. Pendant cette période, 10 convertisseurs d'énergie des vagues, 30 bouées pour étudier les impacts sur l'environnement, et une tour de surveillance pour contrôler les interactions entre les vagues et les convertisseurs seront installés et étudiés. Jusqu'à maintenant, ont été installés un convertisseur d'énergie des vagues relié par un câble à une station de mesure en bord de mer, une bouée Wave Rider™ pour mesurer les vagues, 25 bouées pour étudier les impacts sur l"environnement et une tour de surveilllance.
Le convertisseur d'énergie des vagues n'a pas de système mécanique ou hydraulique de conversion de l'énergie en électricité. Le résultat est un système mécanique simple et robuste, mais un système électrique un peu plus compliqué.
“Au lieu d'essayer d'adapter les méthodes traditionnelles de récupération d'énergie à l'énergie des vagues, nous avons développé dès le début une technologie adaptée à l'océan” dit Rafael Waters.
Le générateur récupérant l'énergie des vagues à Lysekil est très spécial. On l'appelle un générateur linéaire car il génère de l'électricité au rythme des mouvements lents des vagues. Un générateur ordinaire transforme une énergie rotative en électricité, et a besoin de tourner au moins à 1500 tours/minute pour être efficace.
Rafael Waters et ses collègues tentent de déterminer les paramètres comme la tension de sortie et la taille des bouées afin d'obtenir les meilleurs résultats.
L'an prochain le parc d'énergie des vagues de Lysekil sera complété par deux autres plants et relié à l'un des premiers parcs d'énergie des vagues, qui fournira de lélectricité pour 60 maisons.
Quelques images
Un plan général expliquant le fonctionnement
La pose du générateur au fond de la mer avec la bouée en surface
Le même avant sa mise au fond de la mer.
Les bouées en surface
Les études d'énvironnement ont montré qu'il y a plus d'espèces autour de la bouée :
Un document détaillé rendant compte de ces études est disponible sous licence Creative Commons.