Décembre 2009
Par hydro, le 26/12/2009 à 09h41,
AlguesDans la ville de Murcie (aux Philippines, pas en Espagne !), a été développée une usine, qui va traiter des plastiques (40 tonnes par jour !), avec des algues (en tant que catalyseur) et de la biomasse (sorgho, sucre de canne, et autres matières organiques).
Le résultat est un bio-diesel.
Lisez
l'article original.
Dans le même esprit,
Cereplast fabrique des plastiques à partir de pommes de terre et d'algues.
De quoi faire mentir le dicton : "la dernière goutte de pétrole extraite servira à fabriquer du plastique" ?
Par hydro, le 15/12/2009 à 12h53,
BazarEn général, les piles à combustible utilisent le
platine pour la catalyse qui va casser l'eau en hydrogène et oxygène, mais le platine est rare et cher, et d'après des calculs récents, il n'y en a pas assez pour entretenir une économie basée dessus à l'échelle mondiale.
Un groupe de chercheurs français a donné le résultat de tests, qui démontrent que le platine peut être remplacé par le nickel, en imitant les algues anaérobies (qui vivent sans di-oxygène). Ces algues possèdent un enzyme appelé hydrogénase, et l'utilisent pour metaboliser l'hydrogène.
Les électrodes de piles à combustible en nickel sont 20% moins chères que celles en platine. Comme le platine compte pour un tiers du coût d'une pile à combustible, l'économie est considérable.
Lisez l
'article de l'universite Joseph Fourier de Grenoble, et
cet article sur la modélisation des hydrogénases.
Une fois de plus les nanotechnologies sont impliquées, avec ici des nanotubes de carbone.
une image de (je cite) : Structure of the bio-inspired hydrogen-evolving nickel catalyst grafted on a carbon nanotube
Par hydro, le 13/12/2009 à 10h21,
AlguesDes chercheurs (de l'université californienne UCLA Henry Samueli School of Engineering and Applied Science) ont modifié une bactérie (Synechoccus elongatus, une cyanobactérie) pour produire un carburant liquide, l'isibutanol.
Leur nouvelle méthode a deux avantages pour tendre vers une économie plus verte et plus propre, sur le long terme, disent les chercheurs. D'abord, du CO2 est rcyclé, réduisant les émissions de gaz résultant des carburants fossiles brûlés, et ensuite cette méthode utilisé l'énergie solaire pour transformer le CO2 en carburant liquide qui peut être utilisé dans les infrastructures d'énergie existantes, dont l'automobile.
Lisez l'article complet sur
Science Daily.
Une image de cette bactérie

Par hydro, le 08/12/2009 à 23h56,
AlguesLa société californienne
Origin Oil a développé un procédé d'extraction en une étape, ultra rapide, de l'huile contenue dans les algues.
Regardez
ce film d'une minute : vous avez à l'arrivée 3 couches, du haut vers le bas, de l'huile, de l'eau, de la biomasse.
Le procédé d'extraction est décrit comme "electromagnetic pulsing", ce qui semble casser la structure de l'algue.
Il est détaillé sur
cette page (quantum fracturing).
Vous avez de nombreux autres films sur
cette page du site web.
Ils utilisent Nannochloropsis Oculata, une algue qui se nourrit de CO2, comme beaucoup de sociétés dans ce domaine, et possède 54% de lipides.
Une image de cette algue :

La société danoise
Leancon a développé un récupérateur d'énergie des vagues qui utilise plusieurs techniques :
- la colonne d'eau oscillante
- l'absorbeur
Ils ont fait des tests en 2007 en pleine mer.
Quelques photos pour se rendre compte.
et une image en pleine mer
Leur
page technologie détaille le fonctionnement de cette machine.
Il y a aussi une
page vidéo avec 5 films.
Comme beaucoup de projets similaires, l'argent semble manquer pour finir de développer ce concept.
Les anglais ont installé un excellent centre d'essais pour les énergies marines aux îles Orcades (Orkney en anglais),
l'EMEC (pour European Marine Energy Center). L'emplacement leur permet de profiter d'excellentes vagues.
Le premier ministre François Fillon,
vient d'annoncer la création d'un centre équivalent pour la France à Brest.
Espérons que ce n'est pas juste un effet d'annonce, et que le but est de faire aussi bien (voire mieux) que les anglais. Des très forts courants existent à proximité de Brest, jusqu'à 12 noeuds vers le
Raz Blanchard.